Patrick Patrin : un patient ambassadeur qui transforme la dialyse en combat pour la vie

Dans son petit village isérois, Patrick Patrin nous accueille quelques jours après une nouvelle greffe réussie. Son parcours est celui d’un combattant : atteint d’une polykystose rénale familiale à 30 ans, il a connu toutes les étapes de la maladie rénale chronique – dialyse péritonéale, hémodialyse, greffes, complications – sans jamais renoncer à vivre pleinement.

Après avoir quitté un poste confortable aux douanes pour se former à l’ébénisterie, Patrick a dû affronter les contraintes de la dialyse. « Le plus dur, c’est l’acceptation », confie-t-il. Pour garder son équilibre, il s’est tourné vers la méditation, la radiesthésie et la lithothérapie, tout en restant actif grâce à la marche, la natation et la musculation.

Aujourd’hui, Patrick est patient référent à l’AGDUC et au CHU de Grenoble. Il participe à l’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) pour former les futurs professionnels de santé à la réalité des maladies chroniques. Son engagement ne s’arrête pas là : il milite pour la dialyse longue nocturne, un traitement qui libère la journée et améliore la qualité de vie. « C’est sensationnel », dit-il, après l’avoir expérimentée en centre.

Comme Fabrice Huré, trailer et ambassadeur de la dialyse nocturne, Patrick veut créer un pont entre dialyse et greffe : « Les deux sont des traitements de suppléance rénale. Il faut faire un lien entre les deux. » Malgré sa greffe récente, il reste mobilisé : « Je ne laisserai pas tomber les personnes qui dialysent. Aujourd’hui je suis greffé, mais on ne sait pas ce qui se passera demain. »

Patrick incarne la force de la résilience et l’importance de l’engagement patient. Son témoignage rappelle que, face à la maladie, l’acceptation et l’action sont les clés pour continuer à avancer.