Introduction :
L’activité physique est bénéfique pour la santé cardiovasculaire et rénale, mais elle doit être pratiquée avec discernement. Une publication récente dans American Journal of Kidney Diseases (Core Curriculum 2026) explore les effets de l’exercice sur la physiologie rénale et les risques associés, notamment chez les sportifs d’endurance et les patients atteints de maladie rénale chronique.
Points clés :
- Bienfaits de l’exercice modéré : Réduction du risque cardiovasculaire, amélioration de la sensibilité à l’insuline et ralentissement de la progression de la maladie rénale chronique.
- Risques liés à l’effort intense ou prolongé : L’ultra-endurance peut entraîner des élévations transitoires de créatinine, des épisodes d’AKI (insuffisance rénale aiguë) et des complications comme la rhabdomyolyse ou l’hyponatrémie.
- Facteurs aggravants : Déshydratation, chaleur, utilisation d’AINS, surconsommation de liquides hypotoniques.
- Prévention :
- Hydratation individualisée (1,5 L par kg perdu après effort).
- Éviter les excès d’eau sans électrolytes pour prévenir l’hyponatrémie.
- Surveillance des biomarqueurs (cystatine C, NGAL) chez les sportifs à risque.
- Populations spécifiques : Chez les patients dialysés ou atteints de CKD, l’exercice structuré améliore la qualité de vie et la fonction physique, sous supervision médicale.
Conclusion :
L’exercice est un allié pour la santé rénale, mais il nécessite une approche personnalisée, surtout dans des contextes extrêmes ou en présence de pathologies. Une bonne préparation, une hydratation adaptée et une vigilance médicale sont les clés pour concilier performance et sécurité.