Contexte :
En octobre 2024, j’ai eu le privilège d’être mis en relation avec Romain Millet, Directeur Général du Groupe MILLET et arrière-petit-fils des fondateurs. À l’écoute de mon parcours, il a souhaité que nous soyons mis en relation pour m’offrir la possibilité de découvrir l’alpinisme.
Je me suis mis rapidement en relation avec mon ami Nicolas DARMAILLACQ (alias « Niko ») pour imaginer cette prochaine aventure dans le Parc national des Écrins avec tous mes copains de la LemurTeam. Entre-temps, et grâce à tous les échanges avec l’équipe de MILLET, on me proposera l’accompagnement d’une guide « ambassadrice » de la marque.
La guide :
Aurélia LANOE, née en 1988, qui fait partie des 35 guides féminines en France, m’a été proposée pour m’accompagner. Un coup de téléphone, quelques échanges mails, et les dates sont calées, sous réserve des conditions météo : du Mercredi 9 Juillet au Vendredi 11 Juillet 2025.
L’accompagnement :
Finalement seul mon ami Didier GUILLEMET a pu participer. Un pote de la LemurTeam, un passionné de montagne, au grand cœur, qui habite Nantes. Nous covoiturons régulièrement pour aller faire des séjours montagne avec les amis de la LemurTeam. L’année dernière, nous avons d’ailleurs expérimenté quelques jours de montagne et l’organisation d’une dialyse du côté de Soulan et du tour de Néouvielle.
Le programme :
Ma seule volonté est de réaliser une initiation « Alpinisme », d’apprendre et toujours avec humilité de cet environnement assez exigeant. Voici le programme d’Aurélia :
J1 – Montée au refuge des écrins et école de glace, de cramponnage et techniques de secours en crevasse sur notre chemin.
J2 – Refuge des écrins – Pointe Louise (3668m) par l’arête sud-est (Cotation AD) – Refuge des écrins
J3 – Refuge des écrins – Roche Faurio (3730m) et redescente dans la Vallée

La préparation :
Niveau physique, je ne suis pas forcément dans une excellente forme… mais je réussi à entretenir la flamme (Par semaine : 1 séance de renforcement et 2 séances de course à pied avec les collègues de Saint-Malo Agglomération). Un mois avant, j’ai abandonné l’UTPMA au 38ème km, sur un coup de chaud, alors que j’étais engagé pour 112km. Pour être transparent, je n’ai pas fait de préparation spécifique pour cette aventure.
Niveau équipement, je suis novice, je vais devoir tout découvrir, bien que je sois équipé de matériel de trail mais là on rentre dans l’alpinisme. Didier, représentant commercial pour Black Diamond me permet d’acheter le matériel adéquat d’escalade : Crampons, Piolet, Casque et Baudrier. Et Millet me propose le pack alpinisme en location contenant : un pantalon de randonnée ou d’alpinisme, un haut thermique manches longues, une polaire légère, une doudoune, une veste imperméable type Gore-Tex et un Sac à dos 40 litres avec porte-piolet. De mon côté, j’achète ma paire de chaussure d’alpinisme MILLET.
Niveau organisation traitement, je crois qu’on rentre dans le très lourd là car je vais devoir faire deux dialyses pendant cette aventure et prendre totalement en charge mon traitement. Mais heureusement mon Didier sera là pour m’aider à transporter plus de 140Kg de matériel dans notre logement de location à Vallouise-Pelvoux (05).
Le Gite Lei Meidi nous accueillera, j’ai enfin réussi à valider ma réservation seulement 7 jours avant le départ malgré mes multiples relances… Je comprends qu’ils ne soient pas stressé dans la vallée mais personnellement quand vous devez organiser ce type d’aventure c’est toujours un peu stressant de ne pas avoir d’hébergement quelques jours avant le départ. Une chambre pour les nuits du Lundi 7/07 et Mardi 8/07 et une autre chambre pour les nuits du vendredi 12/07 et du samedi 13/07. Le gestionnaire du gite accepte le stockage du matériel, de dialyse notamment, dans un lieu sécurisé pendant notre périple dans les écrins.
Niveau planning :
✅ Dimanche 6/07 : Dialyse dans la nuit de dimanche à lundi à Rennes (35), comme à mon habitude
✅ Lundi 7/07 : Trajet Rennes (35) ➝ Nantes (44), puis Nantes ➝ Vallouise (05) avec le camion de Didier
✅ Mardi 8/07 : Journée montagne « off » + dialyse dans la nuit de mardi à mercredi sur place
✅ Mercredi ➝ Vendredi soir : 3 jours d’alpinisme en itinérance, hébergement au refuge des Écrins
✅ Vendredi 12/07 : Dialyse dans la nuit de vendredi à samedi
✅ Samedi 13/07 : Journée montagne « off »
✅ Dimanche 14/07 : Retour Vallouise ➝ Nantes ➝ Rennes + Dialyse dans la nuit de dimanche à lundi à Rennes
✅ Pour les deux dialyses en itinérance, tout le matériel sera livré dans mon centre de dialyse, ce qui me permettra de le récupérer sur place. Merci à l’infirmière d’avoir aidé à monter et descendre la machine dans ma voiture. Merci ma « Juju » !

Niveau logistique matériel de dialyse : ci joint descriptif


Dimanche 6/07 : « Chaque aventure commence par un premier pas, même lorsqu’il est fait de nuit. »
C’est le grand jour, je dois anticiper la préparation de tout mon matériel d’alpinisme (hors dialyse) et préparer un petit pique nique pour le lendemain midi sur la route. Je prépare deux sacs, celui pour mon périple dans les écrins et un autre pour la semaine. J’y passe quand même 1h30 pour être sûr de ne rien oublier, mais heureusement Aurélia m’avait faite une liste du matériel obligatoire ou recommandé.

20h, Je prends le temps d’embrasser ma chérie Christine, Elle me demande d’être prudent, je la rassure même si je sais que ce sera beaucoup d’inconnu et qu’il me sera difficile d’anticiper une certaine prudence… Christine m’a toujours connu avec ce certain gout de l’aventure mais il faut quand même avouer quand sans elle, certaines aventures seraient totalement inaccessibles (… GR20 / Trail du bourbon / Diagonale) car tout est question d’équilibre de vie… j’ai une chance immense de l’avoir à mes côtés au quotidien.
Je décolle de la maison direction le centre de dialyse de nuit sur Montgermont (35), situé à 20 min, pour finaliser la préparation du matériel de dialyse. Il faut charger la caisse avec la machine (45kg environ), les 80 litres de dialysat et tous le « petit » matériel. Ne pas oublier les indispensables : la Fraxiparine et surtout le pèse personne… C’est tout con mais ce m’est arrivé d’oublier ce matériel !
20h30, La voiture, une Golf 3 portes, est prête… J’avais anticipé les cartons avec tout le petit matériel nécessaire (voir listing ci dessus). Merci encore à « Juju », l’infirmière, de m’avoir aidé à Monter la machine dans ma voiture.
Je n’oublie pas de mettre mon pique-nique au frais dans le frigo du centre de dialyse… Je met le sac isotherme en évidence pour ne pas l’oublier le lendemain matin…
Ps : Didier me propose d’emmener mes chaussons d’escalades et mon vélo, car on aura deux jours ‘off » pour en profiter… Je rigole, il est comme ça Didier c’est un boulimique d’activités diverses et variées, je lui signale que j’ai déjà presque 150kg de matériel dans ma « petite » Golf et qu’on trouvera bien des choses sur place à faire ou à louer si besoin..


20h45, je commence à préparer ma machine de dialyse dans ma chambre individuelle pour une dialyse de 8 h avant le grand départ le lendemain matin à la fraiche. J’ai demandé exceptionnellement aux infirmières si c’était possible de me brancher plus tôt afin de partir de bonne heure car la route sera longue et je dois passer par Nantes où j’ai un peu peur des bouchons. Branchement prévu à 21h30, Début de la dialyse 21h45… La nuit se passe super bien, je dors pendant ses 8h comme un loir.
Lundi 7/07 : « Le voyage est une succession de petits départs vers de grandes arrivées. »
Fin de la dialyse 5h45, Débranchement fini à 6h, Petite toilette – Petit déjeuner sur place – Je n’oublie pas mon pique nique et le sac isotherme… Départ vers 6h45 direction Nantes chez mon ami Didier.
8h15, j’arrive chez Didier, on charge tout mon matériel dans son van et on décolle en faisant un bisou à sa femme Bénédicte que je connais bien pour avoir été accueilli pendant mon BAC+4 Conception et Développement en alternance sur Nantes.
Ps : Le vélo sera déposé chez un ami de Didier proximité de Briançon.

8h30, c’est parti, on va traverser la France : Nantes / Poitiers / Clermont-Ferrand / Saint Etienne / Lyon / Grenoble / Briançon / Vallouise : 10h30 de route de prévue

12h30 on s’arrête pour le pique nique avec le dessert « cadeau » : le gâteau basque en souvenir du précédent séjour à Biarritz chez Cathy et Christophe. Christophe est un ami transplanté Rein, rencontré lors des jeux nationaux des transplantés et dialysés il y a déjà un grand nombre d’années. Christophe a reçu une deuxième greffe de Rein depuis 2015.


20h on arrive sur place, la route s’est bien passée avec une traversée de Grenoble assez épique : Un violent orage pendant plus de 30 minutes sur une route gorgée d’eau.
20h30 on rencontre le gestionnaire du gite on lui explique le stockage du matériel à prévoir et la difficulté du poids de la machine de dialyse de 45Kg. Il réfléchi, il prends le temps de regarder son planning et nous propose le top du top : un logement unique pendant toute la semaine ! En gros, on aura juste besoin de s’installer et de ne pas retransporter le matériel pendant notre périple d’alpinisme.
21h, Didier est allé chercher quelques trucs pour manger le soir (Pates carbonara) pendant que je fini de monter tout mon matériel à proximité dans ma chambre. Je vérifie qu’une évacuation d’eau est bien situé à proximité de ma chambre pour pouvoir évacuer la dialysat pendant les dialyses.
22h30 on fini de manger, on va se coucher en se disant qu’on ira à l’office des guides pour savoir ce qu’on fera demain .
Mardi 8/07 : « Se reposer, ce n’est pas arrêter : c’est mieux repartir. »
Réveil 8h, Didier est déjà allé à l’office des guides et me propose une ballade au départ du gite direction le refuge de Sélé. A priori presque 15km et 1000d+, et une ballade un peu engagée mais pas trop peuplée.
9h30, je m’équipe en n’oubliant pas la doudoune rouge MILLET que je ne quitte plus car elle me va trop bien…


La montée est top, les paysages sont vertigineux et engagés. Je me sens un peu fatigué par la route de la veille, je pense déjà à la dialyse de ce soir en espérant qu’elle se passera bien… Je ne force pas, je médite presque !


12h30, on arrive sur le refuge du Sélé… je crois qu’on ne pouvait pas mieux tomber : un gite super propre avec un couple adorable qui confectionne des repas, à dominance Agriculture biologique avec des bons produits de proximité. On prend une omelette complète, une boisson fermentée à base de citron (Kéfir) et une tarte Rhubarbe

J’ai quand même beaucoup hésité entre la tarte citron meringuée (mon dessert fétiche) et la tarte rhubarbe !


15h30, on arrive en bas à Vallouise, on prend le temps d’une bonne bière, je demande un peu de Wifi Partagé à Didier car je ne capte pas sur place. Pendant la semaine, seul la proximité de l’entrée du gite, et son Wifi, me permettra de communiquer avec l’extérieur.
Pourquoi je vous parle de cela, car pendant qu’on buvait une bonne bière fraiche, j’ai reçu une superbe nouvelle sur ma boite mail : Ma candidature pour le poste : « Chef de projets études ressources numériques » au sein de la direction mutualisée DMRN (ville de saint Malo, ville de cancale et Saint-Malo Agglomération) a été acceptée.
Par la suite, j’ai pris quelques jours de réflexion avec Christine, mais je finirai par accepter ce poste qui débutera le 1er Septembre prochain. Une organisation reste à finaliser car je serai entre Rennes et Saint-Malo pendant quelques mois avant de trouver une solution pérenne. Une solution pour le logement mais aussi pour la dialyse, mais grand privilège, il existe un centre de dialyse longue nocturne, avec chambre individuelle, sur Saint-Malo… Affaire à suivre… Step ByStep !
Pour la fin de journée, ce fut tranquille, lecture et repos. Aurélia m’annonce un départ le lendemain matin vers 10h donc tranquille donc j’ai le temps de préparer et de lancer la dialyse.
Je prépare la machine vers 21h et me branche vers 22h… La branchement, la dialyse, tout se passe merveilleusement bien… Ouf une bonne chose de faite qui va me permettre de partir vers ses 3 jours d’alpinisme en décalage total avec ce que je vis quotidiennement et chroniquement.

Mercredi 9/07 : « Là-haut, chaque pas vers le sommet est un pas vers soi-même. »
6h15, réveillé par la machine après ses 8h de traitement, je me débranche, je compresse les deux points de ponction, l’un après l’autre, ce qui prend un peu de plus de temps qu’en centre où je peux compresser les deux points de ponctions en même temps… Je me recouche car il est encore trop tôt…
10h20, Aurélia arrive avec sa voiture, un fait un check-up du matériel et tout ce qui est superflux est mis de côté pour éviter du poids. De mon côté, j’enlève ma grande serviette, mon masque de ski et la polaire !
Les premiers échanges dans la voiture avec Aurélia sont très rassurants, elle sait mettre mettre en confiance… 10h50 on se lance, en mode randonnée avec le sac chargé, vers le refuge du glacier blanc : 9km / 700d+



Arrivée au refuge du glacier Blanc, on mange un petit sandwich qu’on avait préparé en amont et on commence à arriver au pied du glacier… La neige est molle, ce n’est pas encore le moment de chausser les crampons…

Didier s’essaye au nœud de cabestan…

Puis viens l’exercice « délicat » des crevasses, Didier se laisse tomber dans la crevasse, je perds un peu mes appuis, il pèse un bras ce Didier… Je ne suis pas à l’aise et je replante mes crampons plus à plat… mais je me fais une entaille dans le genou… heureusement cette blessure n’est pas trop grave mais ça pique…
L’opération pour sauver le « lourd » Didier 😉 consiste à préparer une zone plate sur la glace pour enfoncer la broche à glace, puis placer une tête de mouflage pour libérer la charge de Didier, Allez le voir s’il va bien (je vous rassure il fait sa sieste…), poser un objet sur le lèvre de la crevasse pour éviter un cisaillement de la corde et réaliser une démultiplication de force avec un renvoi pour lever « le mort »… L’exercice est assez complexe et seul je n’aurai jamais pu relever Didier, heureusement Aurélia était là !

A mon tour maintenant de faire « le corps mort ».

il reste 3 km/600d+ avant l’arrivée au refuge des écrins. Avant la dernière montée, on laisse le matériel d’escalade (corde, baudrier, crampons et piolets) au pied du refuge pour éviter de se surcharger et afin de la récupérer pour le lendemain matin.

17h on arrive au refuge, l’installation est simple, rapide, petit lavage, on profite de la vue exceptionnelle sur le glacier, le temps est exceptionnel, le refuge est top et très accueillant avec pas trop trop de monde les uns sur les autres.



18h, petit point météo et le repas est servi à 18h30, Aurélia nous propose le lendemain matin de ne pas se lever trop tôt et de faire une journée plus cool avec un réveil à 7h, un départ vers la pointe louise comme prévue afin d’être de retour pas trop tard pour faire une petite sieste d’acclimatation dans l’après midi. Ainsi on se préserve avant une grande journée le vendredi où il faudra par contre se lever plus tôt : On valide le principe avec Didier… mais avons nous le choix ? 😂
Cette première journée a été un peu éprouvante car je sortais directement de dialyse et je me suis senti « sec » toute la journée. Je me mets un peu la pression pour éviter de trop boire de l’eau… et limiter la surcharge hydrique pour le reste du périple.
Ps : Au refuge, j’ai pu discuter avec une femme faisant partie d’un groupe « Marseillais » avec une quinzaine jeunes femmes en rémission de cancer. Elles prévoient de monter la roche Faurio par la voie normale, le lendemain matin : quelle leçon de résilience ! Chaque parcours de vie est différent mais toujours aussi inspirant !
Jeudi 10/07 : « Le courage, ce n’est pas l’absence d’effort, c’est de continuer malgré la fatigue. »
7h réveil, j’ai plutôt bien dormi, même si j’ai eu quelques crampes (peut-être suis je encore trop sec ?) et je n’ai pas mal à la tête !
8h le grand départ vers Pointe Louise,
8h30 on arrive au pied du refuge pour récupérer le matériel d’escalade. Et malheureusement un piolet à glissé dans une faille… Grâce au travail d’Aurélia et moi conjointement, nous avons pu récupérer le piolet qui était 3m sous la glace.
9h, nous reprenons notre chemin sur le glacier avant l’accès aux roches d’escalade vers Pointe Louise. L’apprentissage de la montée sur les pentes raides et verglacées, est difficile physiquement et techniquement, car le planté de crampon n’est toujours simple à appréhender. Il faut faire attention « pas après pas » car les pentes sont à presque 40%.
10h30 on se retrouve au pied d’un mur de roche où j’ai besoin de me poser et de poser les questions à Aurélia : Quelle est la longue de la montée ? « environ 4h d’escalade » – Quelle est la difficulté d’escalade car j’ai peu pratiqué ? « niveau 3 à 4, c’est côté Assez Difficile en alpinisme » – Est ce qu’il y a un échappatoire ? « Euh, non par contre si on commence à monter il faudra aller au bout car c’est plus dangereux à descendre »… OK allez Go on y va !
On s’attache tous les 3, Aurélia « ouvre » la voie qui n’est pas équipée, Didier suit le rythme en deuxième corde tendues bien souvent et moi en dernier corde tendue… Tout en montant dans la paroi, je ne dois pas oublier de récupérer tout le matériel qu’Aurélia a utilisée pour nous assurer : Mousquetons, cordelettes, point d’ancrage mobile (camalots) etc…






Le vide est de chaque côté… Je n’ai pas d’appréhension, je profite de ce pure moment de liberté suspendu dans le vide
Après 2h30 de montée, le sommet est là à 3700m d’altitude, la panorama sur la chaine des alpes est dingue, une visibilité à couper le souffle : le mont blanc, la meije, les grandes rousses,



La photo au sommet est mémorable !
Il reste à descendre… Au début une descente technique caillouteuse…


Puis sur la neige plutôt molle, la descente est assez délicate car nous avons la perspective un peu perturbée… Aurélia décide afin de libérer de cette appréhension d’enlever notre assurage corde et de nous faire utiliser le piolet en sécurité.
Cela nous libérera complètement, on finira par dévaler cette pente en quelques minutes… sur le cul, de dos pour se freiner, se remettre debout, courir, on s’amuse comme des fous !


16h nous retrouvons le refuge, un petit brin de toilette et une petite sieste comme prévu… Je m’allonge comme une marmotte qui va hiberner.
18h le point météo, 18h30 le repas, Aurélia nous annonce que demain on se réveille à 3h avec pour objectif de monter le dôme des écrins à 4000m. Au début, de nuit avec le frontale, afin de profiter des bonnes conditions de neige. Il faudra garder de l’énergie toute la journée car après il faudra redescendre de 4000m au parking de la voiture situé au Pré de Madame Carle à 1900m d’altitude (soit 2100m d-)
20h30, je mets un peu de temp à m’endormir mais je sais que je serais prêt car cette deuxième journée s’est parfaitement passée et je ne suis plus en dedans comme lors de le première journée (j’ai l’impression d’être bien hydrater et au poids idéal)
22h, je me réveille plusieurs fois avec quelques crampes… je suis moite, j’ai trop chaud malgré la fenêtre ouverte et à proximité du lit… la nuit sera longue…
Vendredi 11/07 : « La contemplation recharge les corps, l’altitude éclaire les esprits. »
2h30 réveil, j’ai difficilement dormi mais je pourrai être pire (6h de sommeil d’après ma montre). A 3h je suis au petit déjeuner, j’en profite pour acheter deux snickers pour une collation si besoin car nous n’avons pas pris de pique nique. On s’arrêtera en milieu de journée au refuge des glaciers manger une bonne omelette
3h45, on décolle du refuge et moins de 20min après nous sommes au pied du refuge sur le glacier pour s’équiper… Aurélia ne traine pas pour nous équiper car je crois qu’elle veut qu’on soit les premiers à monter vers le dôme…
6h00 le soleil se lève, il ne nous reste pas trop de dénivelé, j’ai l’impression qu’on a déjà fait le principal… le cadeau est magique




il reste quelques centaines de mètres, on se sent vivant ! 7h, Le sommet n’est pas une délivrance, simplement heureux de vivre l’instant présent avec Didier et Aurélia.


On profite un petit moment du sommet et Didier en profite pour sortir « Pineau des charentes »… ou plutôt le « Pineau de noah » (reputé pour rendre fou…) fait maison par son papa…
7h20, On commence la descente, on avance super ben…


9h00 on arrive en bas du du dôme, les séracs sont impressionnants (150m de haut ?). Deux alpinistes, un peu inconscients, passent un long moment sous la plus impressionnant au pied du dôme (voir photo ci dessous)


La descente plus douce sur la glacier est très très longue avant d’arriver au refuge des glaciers pour manger un bout… Je ne suis pas fatigué mais j’ai une douleur aigue au niveau du haut de la cheville (à cause des chaussures rigides, que j’avais trop serré sur le premier jour de marche)… J’ai vraiment mal et je rêve de mon omelette complète…
11h30 on arrive au refuge, on se met à l’aise et on se délaçe… On met les pieds à l’air, le repas est excellent, on profite.
Aurélia en profite pour regarder ma blessure réalisée le premier jour, sur mon genou droite avec le crampon… la plaie est bien ouverte, Un guide nous donne quelques Steri-Strips…


14h30, on arrive enfin en bas au pied de la voiture d’Aurélia, Cette dernière descente était un calvaire pour la marche et ma douleur aigue à la cheville… Mais c’est fait !

15h, on décide de boire un dernier verre tous les 3, une bonne pinte de bière, puis d’aller de piquer un bain dans l’eau très froide.

16h Aurélia nous quitte, les embrassades sont chaleureuses, je n’arrête pas de la remercier… Elle doit nous quitter car elle a une cliente qui l’attend, elle doit aller faire une nouvelle course en soirée… Une machine
Dans la soirée, on mange tranquille et je prépare ma dialyse qui se passera super bien, j’avais seulement 900gr à perdre entre ses 3 jours… Comme quoi j’étais peut-être un peu trop en mode restriction sur l’eau…

Samedi 12/07 : « La contemplation recharge les corps, l’altitude éclaire les esprits. »
9h réveil, Didier est allé courir, on décide à son retour de se préparer tranquillement, faire un pique nique et d’aller faire une via ferrata. Je vais louer une longe au magasin de sport et go …



15h on est de retour, on repose, on bouquine,

17h on range le gite, petit ménage, on charge la machine, le petit matériel restant, les déchets cartons / Plastiques etc.. dans le camion
19h on passe la soirée dans un restaurant qui mettra au moins 1h à nous servir mais tout va bien… on est en vacances…
Dimanche 13/07 : « Revenir, ce n’est jamais reculer : c’est clore un cercle pour en ouvrir un autre. »
5h Le réveil pour le retour… la route est longue, on fait une halte repas dans une friterie sur un parking assez épique…

18h30 Après être passé sur Nantes récupérer ma voiture, j’arrive enfin à la maison.
Je dépose mes affaires, lance une machine à laver, Lange et 21h c’est le temps de repartir pour ma dialyse de nuit à Montgermont… La boucle est bouclée !
Je m’excsue d’avance pour les fautes de frappes ou d’orthographe… J’ai essayé de partager le plus fidèlement possible ce séjour.
Encore MERCI Aurélia et Didier, pour ses vacances inoubliables !